ma meilleure amie c’est elle.

Plus notre échange avec cette cliente avançait, plus il me venait à l’esprit cette prise de conscience que j’ai eue il y a quelques mois.

Jamais personne ne me connaitra aussi bien qu’elle.
Elle, ma fille.
Et c’est sans doute ce qui fait aussi la particularité de notre lien.

Elle a entendu les bruits de mon corps.
Elle m’a vu dans des états émotionnels les plus beaux comme les plus sombres.
Ceux dont j’ai eu honte.
Ceux qui m’ont fait peur parfois.
Et jamais, jamais.. elle ne m’a jugée.
Jamais elle ne m’a repoussée.
Elle le fera peut-être en grandissant, je n’en doute pas.

Mais.. c’est donc ça qui s’abîme souvent en grandissant ?
Cette capacité d’aimer de manière inconditionnelle ?
C’est donc ça ce lien que l’on recherche partout tout le temps ?
Celui dans lequel on peut être soi-même sans crainte de perdre le lien ?

Peut-être que les enfants nous ramènent à cet amour-là pour nous rappeler combien cela fait du bien de se sentir dans ce lien là ? Pour qu’on soit tenté de leur offrir ce même accueil, cette même acceptation, ce même amour sans condition lorsqu’ils grandissent à leur tour ?

J’ai toujours trouvé que l’enfant que j’ai rencontrée en devenant mère était bien plus sage que moi.
Elle sait comment Aimer sans condition.
Elle me réapprend à Aimer sans condition.
Elle me rappelle comment je devrais m’Aimer sans condition.

En écrivant tout ça, je me dis que je pourrais apparaître comme une mère fusionnelle, qui fait porter une certaine pression sur les épaules de son enfant.
En fait, je pense surtout que personne ne voudrait être privé d’un lien dans lequel il/elle peut vraiment être soi, dans un lien qui ne demande rien d’autre que d’être là.

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on m'a dit : "sois légère, sinon tu vas lui faire peur."

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le sas des 24h.